Jour 3 du confinement

Je me dis que ce serait bête d’échapper au coronavirus et de mourir étouffée par la colère, alors je me lâche et je vous livre en vrac le dégoût que m’inspire ce que je vis, vois à la télé ou lis dans les journaux.

En premier lieu, les larmes de Madame Buzin à son départ de Matignon, envoyée sauver la REM à Paris suite aux déboires sextapistes d’Emmanuel Griveaux. Et celles que lui font verser ses remords de n’avoir pas insisté auprès de nos deux monarques pour les convaincre de l’extrême gravité de la situation.

Mais quand son compère, Monsieur Castaner faisait pleurer les personnels de santé aspergés qu’ils étaient de gaz lacrymogènes par les policiers qu’il avait mandatés pour faire le sale boulot, pas une larme. Et pourtant c’était bien elle qui avait mis ces gens dans la rue car ils vivaient au quotidien des conditions de travail inhumaines par manque de moyens à cause de sa politique de mise à la diète des hôpitaux publics et d’éradication de la médecine de ville dans certaines régions.

Et notre Directeur de l’ARS, Nicolas Villenet, que pense-t-il de la situation ? Au cours des nombreuses rencontres que le Comité de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité des Ardennes a provoquées, il a toujours été très rassurant, son bon Maître Manu sait bien se servir de ses sous-fifres pour colporter des propos oiseux qui ne tiennent aucun compte des réalités du terrain.

Quand nous l’alertions sur l’indigence de notre système de santé qui ne pourrait répondre à une catastrophe sanitaire, et nous pensions alors à une catastrophe ferroviaire au vu de la détérioration du service public de la SNCF, à une catastrophe nucléaire avec la centrale de Chooz à nos portes, … à plein de choses sauf au Coronavirus, il nous traitait de catastrophistes.

Quand Monsieur Warsmann manifestait à nos côtés pour sauver l’hôpital de Sedan alors qu’il était le premier responsable de sa décrépitude puisqu’elle était la conséquence des lois de financement de la Sécurité Sociale qu’il avait votées à l’assemblée nationale, à quoi pensait-il ? Tout simplement il nous croyait assez idiots et incapables pour ne pas voir que c’est sa façon à lui de faire du clientélisme de bas étages pour récolter des voix aux prochaines élections législatives et, en attendant, d’aider sa comparse Madame Berteloodt aux élections municipales. Arrêtez de vous laisser bercer par des paroles, fermez vos oreilles et ouvrez les yeux !

Quand on sait qu’on a fait appel à Madame Buzyn et Monsieur Villenet pour relayer les exigences de nos gouvernants qui mettent à mal notre système de santé, alors qu’ils sont tous deux médecins, on ne peut que regretter qu’ils aient abandonné leur métier pour l’une de médecin hématologue, pour l’autre de médecin urgentiste. Ils seraient les bienvenus sur le terrain.

Anne du Souich